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À chaque battement, régulié, uniforme
Tapi dans le creux des secondes
Otages du métronome
L’espoir aux aguets gronde
Dans le silence exalté,
Réverbère antique
La course cadencée
Imperturbable mécanique
Écrase en continue
L’espoir d’une étincelle
D’un sursaut impromptu
D’une écarlate hirondelle
Encéphalogramme régulier
Rien à signaler
Et le morne temps
Sous la grisaille parisienne
S’effiloche lentement
Comme coule la Seine
Immobiles et glacés
Sortis d’outre-tombe
Les rêves opiacés
S’envolent et retombent
À plat sur l’encéphalogramme
Multitude de petits drames
Et le drap que la nuit
Brode en silence, patiemment
Couvre un peu les cris
De l’écho qui meurt, lentement
Même en rêve, hors du temps
Les fantômes volent au vent
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