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À chaque foulée que cabosse l’horizon
Il y a ton odeur et le poids des mots
À chaque rêve de frissons
Ton nom se grave sur ma peau
Malgré les chaînes tenter,
Illusion périphérique
De rejoindre sans déchanter
L’orgie digitale, homérique
Pouvoir danser parmi les braves
Ceux que le cœur jamais n’entrave
Rire grassement sans réfléchir
Aux conséquences, aux choix du pire
Mais sans intérêt, les rites vulgaires,
N’ont pas d’attrait, même éphémères
Et l’âme vide, sans se noyer
Écoute l’écho se répéter
Pour qu’une peau et son odeur
Doux soleil, taches de rousseur
Habillent un peu, le jour sans ailes
Animent les nuits qui se rappellent
L’odeur des pavés fleuris
Quand se caressaient avec envie
La paume et la lèvre délicate
Apesanteur, à même l’asphalte
Comme on étire un fil
Imaginaire élastique
Je prolonge notre idylle,
Un claquement sec me réplique
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