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Le soir, quand tout s'éteint il me vient une flamme
Telle un étoile au ciel qu'on étreint du regard
Du fond de mon esprit apparaît une femme
Parterres jonchés d'or d'une idylle en retard
Et si je pense encore à cette Ève, à l'ombrelle
Vague inapaisée aux plages du passé
Je revois le terroir où fleurit l'immortelle
La fille aux cheveux noirs, tant de fois espéré
Vous à qui tant de fois, sous l'ombrage fragile
D'un frisson inconnu, en secret j'ai rêvé
La muse m'invitais, à cette heure tranquille
Jusqu'au seuil d'un manoir au grand portail rouillé
Il faisait beau, le vent dansait dans la bruyère
Une douceur sans nom ressemblant à vénus
Baignait la solitude ainsi que la clairière
Ressuscitant l'amour au temps des angélus
Sous les rameaux en fleurs à l'ombre romantique
Le reflet du bonheur effleurait ma raison
Au soleil de l'instant le cœur mélancolique
J'imaginais un ange, une femme en bouton
Dans les plis parfumés de sa robe légère
La trace de son corps, au linon floréal
M'évoquait la splendeur d'une reine insulaire
Ainsi je savourais ce moment idéal
Elle avait les cils longs et les lèvres fardées
Des bracelets de jade habillaient ses bras nus
Sur son buste ajouré des dentelles brodées
Semblaient exprès créés pour ses beaux attributs
Une douce chaleur aiguisait ma tendresse
Et ses yeux dans les miens concédaient l'abandon
Son charme désarmant me poursuivais sans cesse
En buvant sa beauté j'enluminais mon front
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