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Nos jours fondent comme la neige au souffle du courroux divin
Notre espérance, qu'il abrège s'enfuit comme l'eau de nos mains
D'un chant très profond de tristesse
Il va pleurant comme une âme en détresse
À l'entour de la vie endort l'âme des choses
Sous le frisson furtif de ses métamorphoses
Veux-tu mourir, dis-moi ? Tu souffres et je souffre
Et nos coeurs sont profonds et vides comme un gouffre
Les miroirs se troublent et pleurent
Et les ténèbres seules demeurent
Ici viennent mourir les derniers bruits du monde
Ici l'âme isolée se plonge en une paix profonde
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