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Souvent quand vient avril, à l'heure où se répand
La harpe du soleil sur la riche campagne,
Le cœur ainsi fidèle en vertu d'un serment,
Tel un enfant de chœur au jour saint, je gagne
L'ombre des bois profonds et je rêve d'amour
En ramassant les fleurs que la douceur bénie,
Des reflets délicats apposent l'or du jour
Sur l'ombrage émeraude en l'honneur de Marie.
Prés des bosquets divins j'écoute les yeux clos
L'ode du rossignol que le souffle promène
Les cordes du mignon, nostalgiques sanglots
Ressemblent aux chansons, qui parlent d'une reine
Comment ne pas sombrer dans l'intime langueur
Où le rêveur jouit du charme bucolique
Imprégnant les sous-bois d'une exquise saveur
Devant tant de grandeur je deviens romantique
Il me tarde vraiment de tendre mon bouquet
A l'élu de mon cœur et mon âme soupire
En pensant au plaisir de ce bonheur parfait
J'imagine déjà son émouvant sourire
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