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Si l'anagramme de « guérison » est « soigneur »
Il n’est pas que ça senoritas et beaux seigneurs
Car vos guérisons soignent aussi le guérisseur
Comme un beau retour pour cet investisseur.
Aider l’autre, donner c’est recevoir
Autant sans même s’en apercevoir.
Les conseils et secours prodigués
Nos propres dangers vont endiguer,
Comme autant de piqûres de rappel,
Pour vacciner et bloquer les appels
De la rechute qui attend l’oubli tapi
Comme la pieuvre dans sa crevasse
Pour happer celui qui trop révasse
Abattant trop tôt les cartes sur le tapis.
Devoir de mémoire et humilité
Sont les seules armes habilités
Avec bonheur pour vaincre la picole
Dans notre société festive et viticole.
S’il boit trop ami, l’âne a grammes
Alors n’attends pas l’anagramme
De soigneur ou guérison
Pour boire avec raison.
Pour ne pas avoir à remercier
Sur une route trop viciée
Des soignants soignés
Des guéris guérisseurs
Evite ces ennuis à poignées
Tant l’excès est meurtrisseur.
Il n’est pas si facile de s’en sortir
De tomber et rebondir sans amortir.
Pour les malades guéris qui m’ont décidé
Pour les malades en soin que je vais aider
Pour les malades en cure qui m’ont précédé,
Parce que nous nous sommes tous entraidés ;
Merci à vous, merci à nous, merci la vie
Et vive l’abstinence heureuse qui me ravit.
La Mouche. 27/12/2016
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