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Dans l'écrin velouté d'un coffret de santal
Le destin a scellé mon amour pour la rose
Sur le lin consacré son parfum n'a d'égal
Sinon le charme fou de la beauté enclose
Qui tremble dans ses yeux quand s'avance la nuit
A l'heure ou la tendresse accroche à son visage
Le rictus émouvant d'un sourire fleuri
Ce clair friselis d'or dont je demeure otage
Je ne puis la frôler le soir sous l'abat-jour
Je ne puis la goûter sans qu'un doux bruit de soie
N'éveille à mon oreille une aubade d'amour
Un souffle d'églantine où mon âme se noie
La nuisette satin en rouge volupté
Cerne son buste pur avec délicatesse
Cet instant suspendu c'est mon éternité
Plus que l'hymne des sens, j'y puise mon ivresse
Mes doigts frôlent son corps, embrassé de frissons
Inscrivant le plaisir jusque sous la dentelle
Je devine le feu de ses seins en boutons
Elle est bien c'est certain de toutes la plus belle
Ceint par les fleurs, je prie en caressant sa chair
Cet ange dans la chambre est-ce une aile céleste
Un papillon d'avril, une étoile de mer?
C'est l'infante de mai, son regard en atteste
Pouvoir la contempler transperce ma raison
Cet amour dont la fleur prend naissance en mon âme
Émerveille ma vie et devient mon blason
Et nul n'arrachera dans mon cœur cette dame
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