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L'été, quand vient le soir, à travers la campagne
Je viens pencher ma soif au bord d'un champ de blé
Blottis sous un vieux chêne un bien-être me gagne
Alors mon cœur retrouve aux branches du passé
Les ombres de l'enfance et la douce indolence
Cette tendresse enclose aux cahiers de mon front
Je berce mon chagrin quand pleure le silence
Les objets familiers retrouvent leur maison
En couchant sur vélin ce qu'il y reste d'âme
Aux larmes de jadis, j'écris tel un rêveur
Avec mélancolie, un peu comme une femme
J'écris pour le ruisseau, pour la simple langueur
Pour saisir le frisson, le mystère des choses
Des instants resurgis de l'éclatant linceul
Des parfums pourfendeurs que rappellent les roses
Du bonheur simple et doux de pouvoir rêver seul
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