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Sur le seuil endeuillé
Une ombre sans halo
Hante les nuits comme les journées
Les silences et le repos
Anguleuse est la main
Qu’elle déroule sans fin
Et du bout des dix doigts
Elle transperce à chaque fois
Le masque cabossé,
Parure d’arc-en-ciel.
L’ombre cherche un accusé
Pour déverser son fiel
Et tuer.
Mais un fantôme n’est-il jamais
Qu’une ombre, un reflet?...
Se pâmant devant les cicatrices
Victoires du temps jadis
Le masque cabossé
Lâche artifice
N’a plus rien à cacher
Et chute
Et la lumière glisse
Réchauffe et s’installe
L’ombre s’éclipse
À l’horizon retrouvé
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