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Vingt ans déjà ! (suite)
Lais’moi te dire Mateo,
Quell’s importantes circonstances
Sont apparues à ta naissance
Ou dans les mois un peu plus tôt .
On se rappelle, Mateo,
On se rappelle Barbara
Qui nous quitta cette année-là
Où tu parus dans ton berceau .
En quatre-vingt dix-sept,
S’est tue sa voix étrange,
Parfois celle d’un ange,
Parfois un peu fluette.
Mais aussi par moments
Profonde ou rocailleuse,
Amoureuse, charmeuse,
Aux multiples accents.
Guétary qui s’en va
C’est comme un dinosaure
Que les anciens adorent
Comme barbe à papa !
Le peintre Vasarely
A posé ses pinceaux,
Et l’Commandant Cousteau
Trouvé son dernier lit .
Du fond des mers lointaines
Monta l’amère peine
Des belles Néréïdes,
Nymphes des eaux marines.
Mais pleuraient davantage,
Les Anglais dévastés,
Leur princesse emportée
Au printemps de son âge.
Diana au grand cœur,
Image tutélaire,
A l’âme prolétaire,
Dédaignant les honneurs.
Tout comme Teresa,
La grande missionnaire,
Penchée sur les misères
Des pauvr’s de Calcutta.
Fit-ell’ plus que les Blair,
Les Clinton, les Jospin,
Pour aider tous ses pairs
A manger à leur faim ?
Quand d’autres discouraient
Elle au moins travaillait
A soulager les maux
Sans se gaver de mots.
Quoi d’autr’ cette année-là ?
Hong Kong passe à la Chine,
Mort de Deng Xiaping,
Clinton : second mandat.
Et l’on apprend aussi
Que la brebis Dolly
Engendre une fillette
Issue des éprouvettes !
Tout comme l’on apprend
La mort de Jeann’ Calment
A plus de cent deux ans,
Record à pein’ décent !
On dit à Kioto,
Qu’on réduira bientôt
Tous les gaz mortifères
Qui créent l’effet de serre.
Hélas ! sur notre terre
Pendant qu’on délibère,
Nous mourons d’inaction,
Bientôt d’inanition !
Qu’au moins à l’avenir,
Ces grains semés d’avance
Puiss’nt un jour devenir
Des pousses d’espérance !
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