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Les sentiments se souviennent des murs peints et tapissés,
un clou planté par un marteau d'un coeur tissé,
une vérité que la ¨Palice ne peut exclure à ce plissé,
sur la ride de la vie, sur le sol, carrelage parsemé.. des ans.
Souvenirs, ils dansent à mille temps dans la cuisine,
plats en cocotte, petits déjeuners dont la combine,
est un vrai partage, l'avantage d'être d'eux en clandestine,
moment d'un matin où la pluie vient à frapper à votre officine.
Dans la salle de bain, l'odeur de savon, l'eau a ses flots,
remous qui déclenchent le frisson d'aller vers un joli complot,
celui du mutin, qui efface le chagrin, une buée sur le hublot,
le doigt dessine le mot qui aime le jour, un souvenir, un tableau..
Salon, le cuir épouse la silhouette de vos formes,
l'ombre des objets voyagent dans cet espace hors norme,
l'écoute d'une musique pleine et énorme,
vibrant au centre de vos rivières, sangs mêlés et uniformes..
Au temps du couché, les draps se froissent et se plient,
aux exigences, au respect, aux envies qui se lient,
à jamais à l'endroit de l'envers des rêves doux et insoumis,
un repos mérité aux heures guerrières de vos souvenirs.
Dans le couloir, les rangements et les portes manteaux en bois,
taillés sur la mesure, elle coud entre eux les jours et les mois,
l'émoi d'ouvrir la porte et de rejoindre le sentiment, l'encre si tendre,
mettre le costume qui revêt le son d'un amour à entendre,
tendresse à l'infini, souvenirs sans fin, cette faim de fermer la porte,
la clé d'un bonheur qui tourne la page, une nouvelle poignée s'ouvre,
au délà de l'horizon,aux saisons où le souvenir sera l'encre de vos sentiments.
Pour Y et G qui déménagent bientot
, didou écrit le 0312 2017
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