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Le saule pleureur.
Un petit oiseau, sous lui vint se poser,
Dans l'eau du lac, il le vit miroiter,
Au dessus de sa tête un saule pleureur,
Que tu es beau! Mais qu'as-tu à pleurer?
Je suis fatigué, de mes larmes verser,
Jour après jour, année après année,
Dans ce monde rien n'a changé,
Mes frères et moi sommes fatigués.
Va, petit oiseau, vole au plus haut,
Va au plus haut des cieux,
Et emporte avec toi mes mots,
Dis-lui , sois mon messager vers Dieu.
Fatigués de tant d'enfants exploités,
De gens au ventre affamé,
D'hommes qui dans la rue sont hébergés,
De soldats au combat tombés,
Des peuples massacrés,
Des mers et océans pollués,
Des forêts déboisées,
Des animaux torturés,
Des hommes qui ne savent plus aimer,
Des hommes qui ne savent plus prier,
Des hommes sans plus de volonté,
Mais surtout de leur manque d'humanité.
Je suis fatigué que chacune de mes feuilles tombées,
Représente une larme versée,
J'aurais tant voulu être l'arbre,
Par lequel il a été crucifié,
Sur sa croix mourant pour les sauver.
Va petit oiseau...
Demande lui de cette terre m'enlever,
Sur le monde je ne veux plus pleurer,
Va va et que de moi il ait pitié.
Le petit oiseau s'envola, s'éleva,
s'éloigna,
Le saule ne pouvait plus le voir,
Au bout de quelques mois,
L'oiseau sous le saule se posa.
As-tu fais mon message petit oiseau?
Oui, je le lui ai transmis,
Et que t'a t-Il dit?
Rien....tout comme toi, Dieu pleurait.
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