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Je vous accuse.
J'ai parcouru des routes,
Trop souvent hasardeuses,
Traversées par des doutes,
Qui me rendaient hargneuse.
Suivi ma bonne étoile,
En forçant le destin,
Relever des défis,
Qui n'étaient pas les miens.
J'ai cru en des promesses,
Qui n'ont pas été tenues,
Commis des maladresses,
Aux leçons retenues,
Larguée au triste monde,
Qui m'en demandait trop.
Dans la loi de la rue,
Bien souvent on se trompe.
J'ai pas su prendre le temps,
De créer mon histoire,
Entre des loups méchants,
Et des corbeaux bavards.
Tout était décidé,
Les dés jetés d'avance.
Jetée en vos pâtures,
Et suivre la cadence.
Choisir entre deux enfers,
Pas difficile à faire.
Entre un manque de mère,
Ou les centres de galère,
Pas maître de mon destin,
Vous façonniez ma vie,
Jouet, entre vos mains,
Vous m'avez endormie.
Au banc des accusés,
Vous m'aviez condamnée,
De votre autorité,
Vous pouviez pavoiser,
Si il y avait à juger,
Vous vous êtes trompé,
J' avais rien à prouver,
C'est ça que vous ignoriez.
Alors Monsieur le juge,
Vous m'accusiez de quoi?
D'être la fille de ma mère,
Désolée, j'peux pas m'refaire,
Alors Monsieur le juge,
Si c' était à refaire,
Il ne serait pas nécessaire,
De m'accuser à tort et à travers.

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