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D'une chenille qui devient papillon,
battements d'ailes sur la plaine en sillons,
la brume s'évapore à l'aube des horizons,
et laisse sur la terre son baiser sans prénom...
A la rosée du matin, l'herbe est fraiche d'un flocon,
poser délicatement sur les brindilles en félon,
juste le soleil réchauffe les racines, c'est selon,
aux heures qui embrasse le sol avec un baiser sans prénom...
A midi tapant, la cadran a encore des secondes à foison,
pour surprendre la pousse ondulant sur les blés et les microsillons,
la faim est là dans le nid douillet des oisillons,
au soudain des plumes qui se débattent au baiser sans prénom..
Au crépuscule des dieux qui bouscule l'ombre en trublion,
une lumière douce s'endort derrière les haies et les buissons,
elle a été si ardente la chaleur en ce jour et tout au long,
une nuit vient à rêver de mille baisers sans prénom..
DIDOU écrit le 07 10 2017
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