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Sur ton lit de douleurs, en soins intensifs,
Quittant ton corps devenu nocif,
Un coma t'emporte.
Sur toi se referme la porte.
Des mots qui se chuchotent,
Ici, j'ai l'impression qu'on complote.
Je ne suis pas présente, on ne veut pas,
Mais, surtout, je ne peux pas,
Trop loin, parti mourir,
Même "maman" n'y sera pas.
Mais je sais ces silences,
Qui n 'apportent rien ...
Je devine , j'imagine, mais surtout j'enrage...
Quels mots auras-tu dis,
Dans le silence de ta nuit?
Ce sera un matin de novembre,
...Qui t'emportera,
J'ai compris, pas besoin de me dire....
Que plus jamais je ne te verrai en vie.
Mes rêves de jeune fille,
Se sont retrouvés chiffonnés.
Je n'ai pas eu le temps de te dire,
Te dire "bats-toi", nous sommes là,
Ni même de grandir et moins d'espérer.
La porte sur toi est close,
Dans le silence de la nuit,
Endormi dans ton lit d'éternité,
J'aurais aimé ton front embrasser,
Et d'espérer que dans ton ultime
Soupir, à nous, tu aies pensé.
Pas une fleur, une rose,
Destinée à toi, mon papa chéri.
Pas un au revoir, un adieu,
Tu es parti dans le silence d'un adieu.
Anniversaire du décès de papa, 39 ans que je ne décolère pas, douloureux souvenirs. Je t'aime mon p'tit père, jusqu'à mon dernier souffle je t'aimerai. ....Et puis...Dieu réunit ceux qui s'aiment.
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