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Le langage des fleurs, à l'empire si grand
Ne pénétre mon for que s'il est émouvant
Je connais le secret que délivre un poème
C'est un divin frisson pour celle que l'on aime
La plume que mes doigts légers, serrent encor
Est une rose blanche ourlé d'un rameau d'or
Dans ce bain de clarté je ne puis pas écrire
Sans que son front doré comme l'aube, m'inspire
Pour relater son charme on ne tient plus ma main
Quelquesoit la saison mon coeur en est empreint
Quand se posent ses yeux sur mon âme en écharpe
Quand son corps amoureux vibre comme une harpe
Ce carillon d'avril aux envols argentins
Qui plane sur nos fronts, cet amour de nos mains
Invisible à nos yeux, mais au combien réelle
Cette aile entre nous deux c'est la flamme éternelle
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