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Solennel et paisible à l'heure des vacances
Un village authentique au milieu des moissons,
Des remparts verdoyants, écoute ses silences
S'assoupi sagement, bercé par les grillons
Un gamin de dix ans à l'esprit solitaire
Heureux les pieds dans l'eau profitant de l'été,
Une canne à la main arpente la rivière
Pêche chaque remous en toute liberté
Ce garçon c'était moi, tantôt au bord de l'onde,
Tantôt dans les épis, ma lyre s'accordait
Habitant les halliers, la campagne profonde
Dans la paix du terroir, le même que Millet
Je rêvais à l'amour d'une infante timide
Dans mon château de paille ouvert à tous les chants
Le pays Franc-Comtois dans son écrin limpide
Me semblait un tremplin sacré pour mes élans
Je me revois enfant plein de mélancolie
Tandis que le bonheur chaque jours se cueillait
D'une plume d'oiseau naissait ma poésie
A l'ombre d'un pommier j'effeuillais un œillet
En pensant à ces jours c'est le son d'une cloche
Eclatant dans le soir qui transperce mon cœur
Ce passé englouti me rappelle une broche
Le portrait de ma mère au reflet enchanteur
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