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Je vous écris encore avec la main tremblante
Le souffle qui m'anime affole mon recours
Est-ce la force occulte en mon âme qui chante
Où bien l'obsession, de vos pages velours?
Quand j'ouvre le tiroir où se trouve vos lettres
Avant même de lire un bonheur enfantin
Fait sourdre sur mon front les calices champêtres
Annonçant le plaisir du partage divin
Un simple mot de vous, m'enveloppe de sève
Pénétré de respect devant tant de beauté
Je découvre à genoux l'écriture de rêve
Chaque page d'amour se vêt de volupté
Sous les arceaux fleuris, que ma tendresse épouse
Se répand le pollen du serment idéal
Ce bouquet attendri, ma plume en est jalouse
Cette vague inspirée alimente mon mal
Ce style inégalable avec charme m'attire
En lisant vos joyaux je reste confondu
Alors au naturel se fond votre sourire
Dans ma chambre profonde arrive l'absolu
Vous aimer davantage est-ce vraiment possible?
Juste sous l'abat-jour dans mon alcôve d'or
J'entends le rossignol prendre mon cœur pour cible
Devenant le gardien d'un fabuleux trésor
Mon âme en vous rêvant s'élève jusqu'au faîte
Quand vous découvrirai mon accent solennel
Ne doutez point de moi, de mon idylle honnête
L'amour de l'esprit saint, où siège l'éternel
Entrouvre dans mon cœur le linceul de l'aurore
De votre souvenir, je constelle mes cieux
Cet immortel flambeau, ce feu qui me dévore
Je le dois tout entier au livre de vos yeux
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