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Il n'y aura que ton plaisir dans la totalité de l'univers,
rien d'autre : absolu, complet, immense, infini. Le monde entier ( l'humain ' et l'inhumain ) sera comblé par toi. Tu seras tout. Le temps éclatera avec
la matière et la pensée.
Il y aura le vide, l'invécu, l'invivable, l'inexprimable de la
perfection. la rutilante, l'éblouissante, la somptueuse épée de l'orgasme
entrera dans tes reins et ton bassin. Elle te cambrera, te fera sursauter
comme un poisson sorti de l'eau.
En même temps que le spasme, montera l'épaisse eau
de mon sperme. il roulera d'abord dans les lourds nuages de ma tempête,
puis il cognera contre les portes de l'autre, ta porte, que tu ouvriras enfin,
rose, capitonnée, beurrée, moelleuse, accueillante, chaude de ton bain,
Suintant la mer de tes tropiques.
Je jaillirai dans tes bras constricteurs et je me réfugierai
dans ta poitrine haletante, gonflée et souple comme du pain de campagne.
Tu me berceras un peu, je te caresserai un peu et puis,
quand la crème de nos foutres aura nappé nos vallées et nos monts, aura
soudé nos géographies, nous nous allongerons côte à côte, siamois
immobiles, sur la plage de la satisfaction.
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