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D'autres vies sont possible
Enfermées dans l'ivoire
Et l'avenir invisible
Permet presque d'entrevoir
Une fuite, une fête
Et des noces sans fards
Que l'imaginative esthète
Repousse à plus tard
Mais la nuit comme le jour
La mort rode, inconnue
Elle parcourt les faubourgs
Tantôt vieille, jeune, glabre ou velue
Égrenant son chapelet,
Le décompte des heures
Elle fauche sans effet
Les chanceux à demeure
La futilité des rêves
Depuis la prison dorée,
Inconsistante trêve
De l'âme apeurée
Mais quand l'heure sonne,
Quand l'heure à sonné
Les regrets résonnent
Et s'érigent en bûcher
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