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J' unis les semences à la terre,
Et désunis les feuilles de leur branche.
Je peux me faire hurlant de colère,
Au travers des plaines blanches.
Me faire rafraîchissant,
Quand ton corps est en peine,
Et être un musicien fuyant,
Quand je passe dans les feuillages.
Mon souffle doux n'est qu'un murmure,
Qui de tes pensées se joue.
Je parviens à faire tes joues rosir,
Et à te faire frissonner.
Écoute mon chant te berçant
Attisant le feu de ton coeur,
Ou soufflant sur tes larmes,
Pour en inonder tes peurs.
Je suis partout, calme ou fort,
En mer, de tribord à bâbord,
Je suis le vent du sud ou du nord,
Présent, faisant partie de ton décor.
Et si il fait froid dehors,
Sache que je te fais la bise,
Sur ton nez rougissant,
Je ne soufflerai qu'en une légère brise.
Dans tes nuits je me ferai discret,
Pour tes rêves de coton
Et si il fait un rien frisquet,
Je t'en demande pardon.
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