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EPREUVES.
…..Aux Plis de l'Être-Temps, plus ancien que toute Ancienneté, toutes Choses encloses, mouvantes, enveloppées. S'ouvrent et se referment. Mystère de Délivrance imprépensable. Enchâssement. L'Inorganique et le Vivant délivrés au Mystère de leur Jeu éternel. Entrecroisés. Eternité du grand Jadis. Mystère de la Chair sensitive, agressée, agressive. Toutes Blessures des Corps. Et ça s'efforce vers le Dehors. Dedans qui tremble et qui palpite, croît et se multiplie, décline et meurt. Violence d'Origine. Griffes, Mâchoires et Prédation. Ulcères, Scléroses, Cellules mortifères. Epreuves du Vivant-Mourant.
…..Abîme du Déliement des Irruptions et des Apparitions et des Disparitions continuelles aux Plis de l'Être-Temps. Altérités inconnaissables et Multiplicités. Nul n'étreint le Tout ni l'incommensurable Brindille. L'Abîme du Mystère des Essences et des Possibles, indure et charge, excède le Pensable. Conscience à elle-même inconnue. Quelle Justesse ? Devoir être. Quelle Justice ? Un Chemin interdit jusqu'à la Nuit des Temps. Un Monde sans Appui que les Pierres et la Terre. Particules du Vide. Abîme des Solitudes. Le Monstrueux et la Merveille s'enlacent et Nul ne soutiendra les Corps, violacés et verdâtres et les Fleurs mauves de la Mort que tu déposes pour Autrui. N'envoie pas demander. Sache qu'elles sont aussi pour Nous, pour Toi, pour la grande Douleur et pour l'Epreuve sans Retour. Exister. Et pour l'Eternité du grand Futur.....
…..Mémoire à Vif de Ciels fauves et roses, incandescents. Mémoire d'Enfance et de Bonheurs à jamais révolus. A tout Jamais. Revenant par Rafales d'Images. Blessures du Coeur, Blessures de l'Âge. Un Enténèbrement couvre le Souvenir. Trouées et Déchirures du Ciel où se composent et décomposent ce Flamboiement et cette Nuit, ces Nervures de Sang noir, au Soir qui vient dans la Béance. La Part d'Ombre que répand l'Eclaircie. Et ces Bonheurs, je ne les savais pas alors et ce sont Traces maintenant, Symboles qui ne se joignent pas. Les Temps s'éloignent. Brindilles de Mémoire qui luisent et s'éteignent dans le Dissimulé. Tu ne reviendras pas.
…..Trop rêvé ! Hanté par l'Imagination, toujours je m'étais donc promis des Avenirs et des Bonheurs intenses, partagés. Un Sortilège, un Maléfice ont dévoyé toutes Promesses et le Présent venu m'est apparu dans toute sa Fadeur et sa Banalité. Epreuve de Défection, de Disjointure et de Désillusion. Tout Présent fut une parodie mauvaise de ce qu'avaient promis les Rêves ! Le Temps et le Désir exacerbé ne m'apportèrent que Déception et Solitudes. Projets, Attentes, Velléités et je n'en voyais pas le Négatif qui secrètement les rongeait et les menait à la Dérive ! La propre Fin des Choses hanterait-elle en Silence, la Nouveauté de leur Commencement ? La Perfection, l'Intensité tant attendues ne s'accompliraient donc jamais ? Une Déperdition de Vie, le Désenchantement seraient-ils donc la Loi ?.....
…..Gravure, Effacement des Noms sur la Pierre des Tombes. Mémoire, Oubli s'inscrivent et s'entremêlent sur les Pages des Livres où rôde l'Interruption de la Mort, sur les Palpitations tournoyantes de la Conscience. Livres de Porcelaine posés sur les Caveaux, Poèmes de Papier évoquant vainement les Défunts, Livres d'Heures et de Cendres, Chants d'Amour et de Deuil, Appels des Noms anciens et des Paroles d'Origine. Présence, Parole, Absence, Abîme de Matière d'où tout provient et à quoi tout retourne. Pénombre d'Existence, Mouvement, Gestes et Rituels, Epreuves du Vivant vers le Repos ultime de la Tombe......
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