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Je laisse mon esprit libre d'inquiétude
D'un facile bonheur faisant sa seule étude
Engouffrez-vous douleurs, dans ces aubades
Pour chanter en Europe les rouges sérénades
Les mots effleurent sans rien laisser de leur velours
Pourtant je rêve à l'espoir qui demeurera toujours
Ami il en est fini des pleurs et des désastres
Recueillons en nous la promesse des astres
Il triomphe, et sa voix, sur un mode infernal
Chante l'hymne de gloire au sombre lieu du mal
Ce front noirci du hâle infernal de l'abîme
Cet œil où nage encore la vision du sublime.
Allons-nous payer longtemps, très longtemps
L'abondance des mots et la pénurie d'argent ?
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