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Ma pensée est couleur de lumières lointaines
D'un soir où le soleil abaisse ses prétentaines
Un peu de sang sur ses mains coule
L'heure pâle, pleure et s'écoule
La tristesse a jeté sur mon coeur ses longs voiles
Et depuis j'ai sombré dans la mer des étoiles
Le son en est si faux, si tendre, si moqueur, si doux, si cruel
Et si froid, si brûlant, qu'à l'entendre, on ressent un plaisir mortel
La vieille volupté de rêver à ma mort
Survient et s'impose sans effort
Passant diurne au regard hagard et solitaire
Un grand bal solennel tournant dans ce mystère
Ce fruit d'automne aux saveurs souveraines
Parfum qui fait rêver aux oasis lointaines
Laissez-le s'en aller, c'est un rêveur qui passe
C'est une âme angélique ouverte sur l'espace
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