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Où toujours l'espérance abusant ma raison
Me montrait le bonheur dans un vague horizon
Loin du monde diabolique un soir mystérieux
Ta mélodie mélancolique dans les divins milieux
Eternité de l'homme, illusion ! chimère !
Il n'a point eu d'hier, ce fantôme éphémère
De ces triomphes vains mon coeur n'est plus touché
Que le jaloux arbre, à la terre attaché
Et de signes divers la tête couronnée
Monarques tour à tour, se partagent l'année
Reconnais-tu le temple au péristyle immense
Où du dragon vaincu dort l'antique semence ?
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