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Je rêve aux doux étés qui demeurent
Mais ici tous les amours meurent
Sur le bois dolent de carmin et de roux ponctué
J'ai vu cloître ton coeur mort en mon coeur tué
Tu n'es plus mais tu vas vivre encore
Voilà la nuit finie à l'éveil de l'aurore
Escalader la roche aux nobles altitudes
Se libérer enfin des vieilles servitudes
Sur les plages de l'île des mensonges
Sur la nef des rêves fuyons comme des songes
L'odeur du soir fêté sous les bosquets, l'aube doucement évapore
Aux petites heures du matin, le sommeil d'amour perdure encore
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