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Pourquoi la terre tremble, et pourquoi la mer gronde
Adorez tous les amours terribles qui demeurent
L'étendue sous mes yeux révèle ta grandeur
Quel pouvoir fait enfler, fait décroître son onde
Dont les plaies ouvertes saignent à toute heure
La terre ta bonté et les astres ta splendeur
Tu n'es plus mais tu vas vivre encore
Il attend sur les sommets de ces rochers antiques
Les miroirs se troublent et pleurent
Voilà la nuit finie à l'éveil de l'aurore
Il attend sur les bords déserts des lacs mélancoliques
Et les ténèbres seules demeurent
Que nous disent les vieilles rues des cités ?
Leur chant vif se hérisse à des jets d'étincelles
Le jour s'exhalant en regrets superflus,
Parmi les poussières accrues de leur vétusté
Vers les minuits affreux d'horloges solennelles
Redemande au passé les nuits qui ne sont plus.
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