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Un village perdure
Il existe un village pendu dans un recoin de montagne,
Dont personne ne parle et qu’on ne gagne,
Où l’on entend les cries du maquis,
Souffler son parfum insoumis.
On y va sans hasard vers cet endroit de plénitude,
Les chats dorment apaisés de solitude,
Les chiens guettent pour la bienvenue,
Le temps c’est arrêté comme perdu.
La seule route ce fissure,
Témoin des drames qui l’ont couru,
Murmurant la nuit, les chants qui l’ont conçue,
Pourvoyant pour que tout perdure.
La cloche parle pour des âmes taciturnes,
Sur un rocher, les âges attendent la jeunesse disparue,
Par les fenêtres, le visage des femmes observe les allées et venues,
La fontaine coule au rythme de la nature.
A la rosé, frémissent cent souvenirs,
Chaque jour les pierres subissent sans tressaillir,
Un vent idylle siffle pour adoucir le tempérament.
Les saisons défilent sereinement.
V°
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