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Un jour vide, un jour triste, un jour pâle, un jour nu
Comme un jour de jeûne, d'abstinence où l'on ne semble revenu
Et même la couleur noire, claire et irisée
Exultait sa gloire dans la vie cristallisée
A tout autre degré, moins malheureux peut-être
J'eusse été, mais je suis ce que je devais être
Toujours attendre de tous les maux souffrir
Dans le regret de vivre et l'effroi de mourir
Elle a la couleur de ma vague chimère
Ô toute poésie, ô toute extase, ô Mère
Je n'entends point leurs cris que la haine a formé
Je ne vois point leurs pas dans la fange imprimée
Aimez l'amour qui joue au chaud soleil des peintures
Celui qui déroule au ciel la tresse et les ceintures
Et pour qui je ferai, si j'aborde à la gloire
Dans l'azur d'un poème offert à sa mémoire
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