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C'est toi que j'entends dans le désert et dans les nuages
Le zéphyr m'apporte ta voix et l'onde réfléchit ton image
Amour c'en est fini des pleurs et des désastres
Recueillons dans nos cœurs la promesse des astres
Dans les plaines, parmi les mers, au cœur des monts
Déliant les nœuds pesants et libérant les chaînons
Allez, braves humains, où le vent vous entraîne
Jouez, en bons bouffons, la comédie humaine
En un vaste écho, la grande âme inquiète
De la mort et du temps entreprend la conquête
Le soleil, comme nous, marche à sa décadence
Cet astre dont le temps a caché la naissance
Jamais amant aimé, mourant sur sa maîtresse
N'a sur des yeux plus noirs bu ta céleste ivresse
Faire de son amour un jour au lieu d'un songe
Respecter sa pensée aussi loin qu'on y plonge
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