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MIGRANTS ….
Soudain….au ras de l’eau je vis quelque chose…..
Mais….rien….Puis un cri aigu traversa la nuit,
Suivi de quelques pleurs ….à petites doses,
Je me demandais: pourquoi, je n’avais pas fui!
Sur l’océan obscur je ne voyais toujours rien,
Pourtant j’étais sûr ::je n’étais plus seul ici
Je n’avais pas rêvé …car même le chien
S’était brusquement dressé ...surveillant aussi .
Je vis bientôt dans cet élément liquide
Poussée doucement par une main décharnée
Une simple planche , un visage livide
Que des dauphins semblaient vraiment acheminer
Et devant moi, complètement abasourdi ,
De leur nez, poussant une dernière fois,
Firent glisser l’esquif sur le sable blondi ,
S’éloignèrent rapides, bondissant de joie.
Curieux je m’approchais pour découvrir enfin
Ce qui motivait tant de remue ménage
Sous la lune d’or et le ressac sans fin
Un enfant noir abordait notre rivage.
Un être hirsute sortit alors de l’eau
Sans un bonjour, sans même me dire mot
Sans un regard vers moi, se saisit du bateau
Il disparut sans bruit….. avec le marmot
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