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Les beaux jours sont passés, inexorablement
A l'ombre du préau, l'homme dans sa détresse
Réchauffe ses vieux os, le cœur ému, pourtant
Il sent renaître en lui, les flux de sa jeunesse
Revoir sa chère école au soleil de juillet
Et puis le vieux clocher que l'hirondelle anime
Comprendre son pays symbolique secret
Enfance de jadis, tout en lui se ranime
L'angélus du soir que rien ne peut troubler
Impérissable chœur" la musique des anges"
A l'âge du printemps quand tout semblait aimer
Tant la splendeur du jour se couvrait de mésanges
Il marche lentement, suit le même chemin
Qu'il suivait écolier sous le tendre feuillage
Heureux de retrouver les vacances fin juin.
Cerné de souvenirs, du temps où le village
Au déclin du soleil, voyait souvent passer
A l'heure de la traite une meute de vaches
D'un tremblement à l'œil un signe autodafé
Accompagne ses pas, plus de travaux, de tâches
Vainement les ramiers recherchent les labours
Le paysan n'est plus, de même la bergère
Ces travailleurs naïfs on disparus des cours
Ce n'est plus de moisson dont se pare la terre
Néanmoins chaque fois qu'au détour d'un vallon
Son regard peut cueillir l'éclat de sa rivière
Bordé d'ambre et de vert, alors non sans raison
Il rêve d'un oiseau juste sous sa paupière
Quelque chose l'étreint en revoyant ses bois
Aucun autre terroir ne porte la magie
L'ineffable douceur de son berceau Comtois
Rien ne peut le guérir de cette nostalgie
Ses yeux contemplent l'or incandescent des blés
Revoir l'écrin soyeux, Bavans qui le vit naître
Voila bien son plaisir, dans les sous-bois aimés
Composer quelques vers c'est son bonheur champêtre
Le front paré de fleurs sous les arbres fleuris
Riche de ses sapins, il toise sa commune
Surtout quand le couchant déverse ses rubis
Tout comme aux jours d'antan voila bien sa fortune
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