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Ainsi la vie humaine est un grand lac qui dort
Où l'Espoir vainement mire ses astres d'or
Ô douteux trop esperer, ô douleur trop certaine
Ne viendra jamais le jour qui verra finir ma peine ?
Le jour s'exhalant en regrets superflus,
Redemande au passé les nuits qui ne sont plus
Quelque sympathie au fond de leurs coeurs
Cette douce passion qui fait les bons heurs
Aimez l'amour aveugle allumant les flambeaux
Aimez l'amour promis aux cendres des tombeaux
Nous étions là tristes, buvant la paix du sanctuaire
Aux vagues reflets d'améthyste, sous la veilleuse mortuaire
Vision d'inégales luttes disparues
Méchancetés dures, sordides et crues
Nos jours fondent comme la neige au souffle du courroux divin
Notre espérance, qu'il abrège s'enfuit comme l'eau de nos mains
Un languissant aveu d'amour
Est comme un éternel retour
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