|

Si la félicité de ce vain monde est brève
L'angoisse et le bonheur sont le rêve d'un rêve
Dans ce coeur mort quand bien même une amère souffrance
Sur ce chemin triste quand bien même une fleur d'espérance
Une âme y glisse en levant son aile
Une promesse comme une fuite éternelle
Avec de longs haillons de brume dans les cieux
Brouillards, bâtissez un grand plafond silencieux
Je n'entends point leurs cris que la haine a formé
Je ne vois point leurs pas dans la fange imprimée
C'était bien lui, ce fou, cet insensé sublime
Cet homme meurtri que tes rêves ranime
En un vaste écho, la grande âme inquiète
De la mort et du temps entreprend la conquête
Crier son émoi et jeter ses mots
Parler de soi et combler ses maux
|