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CAUCHEMAR
Je m'éveille, je me lève, j'ai mal dormi.
Je prends mon jeans, mes santiags, un tee shirt jauni.
Le café est brûlant, vite je l'avale.
Mon perfecto, les escaliers je dévale.
Au garage mon américaine m'attend.
Mon casque, le contact, de partir il est temps.
Poignée dans le coin, le bitume défile.
Vers toi à toute vitesse, seul je file.
Rouler pour survivre ou rouler pour rêver
Rouler pour te voir, pour te serrer dans mes bras
Rouler pour survivre, rouler pour oublier
Rouler pour vivre car sans toi je ne peux pas
Les kilomètres s’enchaînent et plus d'essence.
Le plein fait, les chromes rutilent, je repars.
Je sens l'odeur du moteur, à toi je pense.
Je fais corps avec ma moto, plus de remparts.
Je fonce, un radar, un éclair, je rigole.
Vers toi j'arrive mon amour les bras ouverts.
Il pleut, je suis mouillé, qu'est-ce qu'il dégringole.
La vitesse, la liesse je pars de travers.
Rouler pour survivre ou rouler pour vivre
Rouler pour te voir, pour te serrer dans mes bras
Rouler pour survivre, rouler pour oublier
Rouler pour vivre car sans toi je ne peux.
J'entends des voix et la lumière qui parait.
Des visages sont autour de moi, ou es tu ?
Devant mes yeux enfin le brouillard disparaît.
Ces voix, ces visages, ces tetes, ou es tu ?
J'ai des sueurs froides et je te vois enfin
Mais pourquoi tu repars déjà dans le lointain
Ce n'est pas toi qui revient à nouveau mais elle ?
Je ne comprends plus rien, voit plus rien, qui est-elle ?
Rouler pour survivre ou rouler pour rêver
Rouler pour te voir, pour te serrer dans mes bras
Rouler pour survivre, rouler pour oublier
Rouler pour vivre car sans toi je ne peux
Je la reconnais c'est la grande faucheuse
Toute de sombre vêtue, sur, elle m'attendait
J'ai compris elle a l'air tout à fait heureuse
Jamais oh jamais je ne te retrouverais.
Elle avance, je crie, je pleure mais rien n'y fait
J'ouvre les yeux, je suis assis seul sur mon lit
En moi ce cauchemar, tous les soirs, qui renaît
Tu n'est plus là, je comprends enfin , tu es partie
FIN
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