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J’avais quinze ans quand a sonné,
Le glas sur ta mort annoncée.
On a beau savoir, on ne peut imaginer,
Que la mort a son rôle à jouer.
J’avais quinze ans et des projets,
Une insouciance qui admet,
Des lendemains qu’on se promet,
Sans pleurs et sans regrets.
J’avais quinze ans et besoin de toi,
Ta présence et le son de ta voix,
Me rendant forte à chacun de mes pas,
Ne me doutant pas que tu partais déjà.
J’avais quinze ans, accepter ça,
C’est impossible à cet âge là,
La mort, on n’en veut pas,
Puis il y en a d’autres que toi!
J’avais quinze ans, et tous mes espoirs,
Balayés, envolés, laissés dans le noir,
Plus rien à espérer à recevoir,
C’est comme si tu partais à l’abattoir.
j’avais quinze ans, privée de liberté,
Tenue en cage pour me tenir écartée,
Ma mère taiseuse m’a tenue éloignée,
Et mes questions sont restées ignorées.
Aujourd’hui, j’ai toujours quinze ans,
Car sur ma ligne de temps,
Mon cœur s’est figé à cet instant,
Mon âme a perdu son cœur d’enfant,
Et quand vient la fête des pères,
Je n’ai que pour présent une douce prière,
Une blessure marquée au fer,
Un souvenir dont je ne pourrai me défaire.
J’avais quinze ans, j’ai toujours quinze ans,
Le film de ta vie s’est arrêté à cet instant,
Sur mes quinze ans, tu t'es endormi,
J’ai toujours quinze ans, Quand je pense à lui.
Lesmotsbleus le 31/05/2017
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