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Aux heures brûlantes

le mardi 11 avril 2017, à 14:48. Posté par plumeflore


    Midi, l'air tremble au bois sur la ramure blonde,
    Un silence doré s'élève des moissons
    Et couvre les épis que le soleil inonde,
    Même le vent somnole en l'écrin des buissons,

    Sur les herbes, les fleurs, une lumière brûle;
    Là-bas les moissonneurs arasés de chaleur
    Animent le tableau chargé de canicule;
    A l'ombre d'un pommier un poète rêveur

    Projette ses vers d'or sur une blanche page
    Et tandis que ses mots s'envolent de sa main,
    La plaine avec amour devient son doux ramage.
    De rustiques bleuets en robe de satin

    S'alanguissent paisible aux revers des collines
    Et les champs dans leur voile infiniment léger
    S'harmonisent d'odeurs et de douces clarines
    Où l'âme de juillet semble vagabonder,

    Avec le rossignol et le soir en prélude
    Ces instants de douceur rythmé par les grillons
    C'est pour quelques Chrétiens de la béatitude,
    Ce labeur au soleil vaut bien tous les pardons.

    Dans son nuage d'or le torrent indomptable
    Dont les pieds son léger suit son sentier pierreux
    En accordant sa lyre au chœur incomparable
    De l'essaim bourdonnant parmi les chemins creux,

    Au loin le vieux village enrichit de dentelles
    Cacher par les vergers, s'éclabousse de paix,
    Seul quelques villageois suivent les hirondelles
    Volant du ciel au nid comme des feux follets.

    Est-il plus beau décor que la terre sereine
    Que ce terroir Français si verdoyant, si bleu,
    Le bonheur n'est-il pas auprès d'une fontaine,
    Rien n'a vraiment changé pour celui qui le veut.


    https://youtu.be/VTipoaYuCX0






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commentaires ( 2 ) (Ajouter un commentaire)
Jekarev le mardi 11 avril 2017, à 16:24
Bonjour Marc,
Une chaude et douce lumière traverse les couleurs de ces vers.
Une symphonie pastorale aux notes délicatement posées par un poète l'accompagne.
Merci pour ce magnifique tableau de... mots.
Jérôme

Micheline 1940 le mercredi 12 avril 2017, à 04:49
Bonsoir Poète !
Vos Campagnes sont si belles, et l'on y respire divinement la blondeur des moissons, l'eau fraîche du ruisseau ! L'oreille elle même donne dans la gourmandise des sons de la fontaine à la clarine, du ramage des oiseaux, aux chants des grillons, des tintements de la cloche qui sonne l'angélus ou les bien les vêpres. On se croirait dans la campagne de Millet ! Vous nous offrez à lire, Marc, tant de merveilles qu'il nous faut vous remercier pour ces dons généreux !
Mille mercis et bien amicalement,
Micheline.

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