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Midi, l'air tremble au bois sur la ramure blonde,
Un silence doré s'élève des moissons
Et couvre les épis que le soleil inonde,
Même le vent somnole en l'écrin des buissons,
Sur les herbes, les fleurs, une lumière brûle;
Là-bas les moissonneurs arasés de chaleur
Animent le tableau chargé de canicule;
A l'ombre d'un pommier un poète rêveur
Projette ses vers d'or sur une blanche page
Et tandis que ses mots s'envolent de sa main,
La plaine avec amour devient son doux ramage.
De rustiques bleuets en robe de satin
S'alanguissent paisible aux revers des collines
Et les champs dans leur voile infiniment léger
S'harmonisent d'odeurs et de douces clarines
Où l'âme de juillet semble vagabonder,
Avec le rossignol et le soir en prélude
Ces instants de douceur rythmé par les grillons
C'est pour quelques Chrétiens de la béatitude,
Ce labeur au soleil vaut bien tous les pardons.
Dans son nuage d'or le torrent indomptable
Dont les pieds son léger suit son sentier pierreux
En accordant sa lyre au chœur incomparable
De l'essaim bourdonnant parmi les chemins creux,
Au loin le vieux village enrichit de dentelles
Cacher par les vergers, s'éclabousse de paix,
Seul quelques villageois suivent les hirondelles
Volant du ciel au nid comme des feux follets.
Est-il plus beau décor que la terre sereine
Que ce terroir Français si verdoyant, si bleu,
Le bonheur n'est-il pas auprès d'une fontaine,
Rien n'a vraiment changé pour celui qui le veut.
https://youtu.be/VTipoaYuCX0
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