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La nuit que déchire
La blessure de tes yeux clairs
Rappelle la loi de ton empire
Sur mon âme et dans ma chair
Tu règnes en creux
Sur mes sens orphelins
À genoux, peu à peu
Ils se figent un par un
Balayé par les vents froids
Le temple de la Madone
Qu'elle ne visite pas
Qu'elle abandonne
Se fige et meurt
Puisque loin de ses yeux clairs
Il n'y a pas de chaleur
Ni pour le coeur ni pour la chair
Le trône érigé
Où l'image s'effrite
Devient mausolée
La mort s'y abrite
Ce désert aveugle et froid
L'infini des accoudoirs
Assassine une dernière fois
En pleine nuit, en plein noir
L'Atlantide abandonné
Illusion sans suite
D'indifférence submergé
Après la fuite
De tes yeux, de ta lumière
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