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Bilbao qui t'a pris dans une dernière étreinte,
Te serrant dans ses bras, telle une mère en crainte,
Te couvrant de sa terre, d'un manteau de chagrin,
Veillant sur toi, comme on veille sur l'écrin.
Et entonnant pour toi un dernier requiem,
Posant son souffle doux sur ton visage blême,
Se moquant bien à quoi tu te destinais,
A fait de toi son fils, ne te rendra jamais.
Dix ans que cette terre d'exil t'a accueillie,
Si cruelle, faisant d'elle ton unique famille,
Au point de t'avaler,de se nourrir,
De ton sang, de toi...de moi en partie.
Lesmotsbleus Le 26 mai 2014.
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