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Lorsqu'en poète heureux j'encense son image
La rose et le lilas de leurs riches bouquets
Accompagnent mes vers, l'amour est un partage
Qui nourrit tous mes sens, même les plus secrets
Mon luth reste fidèle à son céleste charme
Son visage toujours, d'un sourire insolent
Caresse mon esprit, d'un rayon me désarme
Que dire de ses yeux, ce phare éblouissant
Sinon qu'ils sont divins, virgule Orientale
Ourlé par le soleil caressant du levant
Ainsi j'ai vu fleurir sa grâce boréale
Berceau de la beauté sans cesse renaissant
Elle a tous les attraits que recherche mon âme
Le spleen évanescent, l'indicible douceur
Et l'illustre bonté que tout rêveur réclame
C'est une souveraine au palais de mon cœur
Son magique pouvoir d'une source invisible
Inonde mes cahiers, ambre d'or mon sommeil
Au livre de son corps, ma tendresse sensible
Sur son char éclatant, dispose du soleil
S'il avait pu croiser cette âme émerveillée
Je pense que Ronsard aurait fait un malheur
Ses vers auraient chez lui, d'une onde ensoleillée
Encore plus marqué son siècle fondateur
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