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Au parvis de l'orée une plume à trembler
Enveloppé d'éther, je revois son visage
Ce soir un souvenir est venu me troubler
A l'heure où le jour lutte au travers du feuillage
Tandis que je marchais un crépuscule d'or
Incendiait l'horizon d'une nappe vermeille
En fin contemplateur, j'admirais ce trésor
C'était le Paradis juste en tendant l'oreille
En mêlant sa chanson au velours du sous-bois
L'auguste rossignol dans sa haie embaumée
Déposait dans mon cœur la liesse d'autrefois
La musique des cieux, la voix de mon aimée
Mon songe savoureux prenait de la grandeur
Au pied resplendissant d'un chêne centenaire
Je sentais sur ma chair une douce chaleur
Un ange merveilleux, aux yeux plein de mystère
Venait me visiter murmurant au zéphyr
Les plus charmants échos de ma belle adorée
Alors vint naître en moi la vague d'un soupir
Et le ravissement effleura ma pensée
J'écoutais s'affaiblir les derniers chants du soir
Et me sentis heureux foulant les terres blondes
L'angélus du hameau vint d'un coup m'émouvoir
Au bonheur souriant de ces moissons fécondes
Je goûtais le divin en souvenir des jours
Revêtus de splendeurs que seul le sage écoute
Au jardin du passé imprégné de velours
La corolle d'un lis s'écoulais goutte à goutte
J'imaginais ma reine en voyant cette fleur
De tout les mots d'amour fait pour la poésie
Qui chante dans mon âme et me laisse rêveur
Il n'est qu'un doux prénom c'est celui de Marie
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