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Le réveil brutal, épitaphe de la nuit
Le ventre lacéré par les outrages
Insipide enfer, déchaînement sans bruit
Depuis le sommeil, maudite cage
Et tous le jour il faudra arpenter
Pendant que saignent les blessures
Le jour sous le masque, plaisanter
Patiemment survivre, à coups de sutures
Les yeux ouverts sur l'abîme effondré
Se réfugier dans les chansons
Que quelques futurs empaillés
Distribuent gratuitement, sans raisons
Et fuir à nouveau l'image
Qui comme un bruit de fond
Tente de récupérer l'ancien otage
Qui n'est plus un petit garçon
Bafoué sans vergogne
La haine, refuge de la tristesse
À la porte cochère cogne
Pour redevenir la maîtresse
Mais une larme inaugure le changement
Un peu de malheur s'échappe
Elle se sacrifie et glisse patiemment
Sans que personne ne la rattrape
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