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O noire saison, pourquoi tes soleils se sont tus,
Tout semble s’achever sous un ciel capricieux
Et je me souviens de ces temps, sous l’arbre vieux,
Cet enfant sous la douce ombre des vertus.
Il avait comme un regard, ce presque-rien
De ces lunes blessées, dans l’encre mauve des nuits,
Aux lèvres les mots enfantins et désunis
Où l’aube des printemps vibrait entre ses mains.
Je me souviens, cet oiseau timide au buisson
Dont le chant doux émancipa la brise légère,
Son petit œil vif ou s’engouffra la Lumière,
Ce jour nouveau venir se pencher aux moissons,
Puis il s’envola comme tombe un fruit mur.
Le reverrai-je jamais, au-delà des songes,
Quand l’heure soudain s’éternise et vous ronge
Sous les matins étouffés et qui ne rassurent.
Texte protégé par une licence CC BY-NC-ND 3.0
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