|
À travers le voile qui se déchire
Sous le soleil des intempéries
Le murmure que l'on respire
Alors que l'absence s'écrit
Forme un halo invisible
Tout empli de mots
Qu'une bouche indélébile
À déposé sur la peau
Et, bien que les nuages menaçants
S'attaquent à l'abri d'infortune
Que les jours, en passant
Traquent l'image importune
Les mots, enchantement...
Brillent sous la lune,
Et lient, doucement...
Chacun à sa chacune
Pour les héros du moment
Sous l'édredon emplumé
La caresse, chaque instant
D'une main, d'un petit pied
Donne l'illusion merveilleuse
Qu'ils accueillent en ronronnant
Qu'est acquise la fin heureuse
Sans crépuscule, au firmament
Même si les joutes ponctuent
Le bonheur en pointillé
Que l'image parfois déchue
Bouscule l'intimité
Les mots, enchantement...
Brillent sous la lune,
Et lient, doucement...
Chacun à sa chacune
Même seuls, sous le vide abyssal
Contre la froide solitude
Au sein de l'absence s'installe
Un espoir sans habitude
Dans l'obscurité nue
Un souvenir s'embrase
Faiblement la flamme têtue
Diffuse ses petites phrases
Les mots caressent alors
Depuis le souvenir qui s'incarne
Les amants séparé, petite mort
Sans que le malheur ne s'acharne
Au petit matin l'absence
Porte la marque des mots disparus
Le jour porte la présence
Le halo invisible, du paradis perdu
|