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Noircir nombres de pages jusqu’à la fin des mots,
Surgit alors un sage ou du même tonneau,
Un quidam, que tu vois pour la première fois.
Tu ne connais son nom. Ah ! Le lui demander ?
C’est peine perdue, non, rien ne peut l’obliger…
Il ne sait pas écrire, rien ne sert à lui dire,
Il ne sait pas parler, non, il sait seulement,
Qu’un jour l’a appelé, par un cheminement
Obscur mais bien réel, pour devenir mortel !
Qu’il fut la conjonction du contact de la plume,
En milieu nébuleux, entouré d’une brume.
Couché à discrétion sur une page blanche,
En boucles et déliés penchés où il s’enclenche,
Au voisinage de deux mots sans aucun vibrato.
Que le hasard a mis côte à côte, une nuit
Sans sommeil de l’auteur de ses jours.
Que se lui fut facile de faire naître sans bruit,
Cet être si étrange, beau et plein de bravoure.
Recherche d’un rêve, recherche sans trêve,
Projet d’un idéal, d’un Adonis lilial !
plumedefou
Poème en toute liberté, suite à un E-mail d'une de mes filles
pour m'annoncer la parution d'un certain livre !
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