jekarev le jeudi 09 février 2017, à 16:48 Bonjour Guillaume,
Même cadeau qui nous touche... il y a des poèmes qu'on pense devoir repasser à l'envers et en reposer les mots. La première version était belle, pleine de mélancolie, la seconde aussi...C'est cela la force d'un vrai poète, savoir ce qui touche avec tel ou tel mot !
Merci pour cette autre version
Jérôme
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guillaume le samedi 11 février 2017, à 13:24 Chèr jérôme, merci infiniment pour tes éloges, et c'est un grand plaisir que tu viennes me lire, mes amitiès. |
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Bonjour Guillaume, Je vois que vous avez repris votre texte. Il y a du mieux, mais le compte syllabique n'est pas toujours à 12, l'absolu chiffre impératif si vous écrivez en alexandrins. Par exemple au 2ème vers que je vous avais déjà posé, il comptait 12 syllabes, et vous rajoutez un "si" qui n'a pas lieu d'être puisqu'il rajoute une 13ème syllabe et de plus peu gracieuse. Voilà comment il faut procéder, et il n'y a pas moyen de faire autrement, et la meilleure pratique est de compter sur vos doigts : Cré/pi/tez sur/ ma/ vi/tre, en/ mon â/me /si/ gi/vrée. = 13 syllabes donc pas bon Mais : Cré/pi/tez sur/ ma/ vi/tre, en/ mon â/me / gi/vrée. = 12 syllabes ce qui est un compte bon. Le vers suivant échappe à tout calcul : Mon/ mo/ral/ est/ le/ pâ/le/ re/flet/ d'un/ cy/gne/ blé/ssé/ = 19 syllabes et non les 12 d'un alexandrin Je vais en bout de chaque ver, sur votre texte, mettre le chiffre correspondant aux syllabes existantes, et vous constaterez qu'il faut encore trancher et aussi ne pas oublier de faire jouer l'alternance à la rime du masculin et du féminin : O blêmissants sanglots, o pluie de l'empyrée 12 Crépitez sur ma vitre, en mon âme si givrée. 13 Mon moral est le pâle reflet d'un cygne bléssé 19 Avec ses deux grandes ailes violemment transpercées 19 Sous la mitraille atroce des grêlons argentés 18 Par la nature et sa sulfureuse cruauté. 18 Mon espoir est le sang morne d'un aïeul glacé. 18 Mon visage flétrit sous le fardeau des années. 18 Mon coeur est l'arctique sculptée par l"implacable froid 19 Je suis très térrassé par l'ennui et l'éffroi, 17 Avec mes sentiments qui se brisent comme du verre 19 A cause du grand amour venimeux des mégères. 18 .Et le poète saigne, pâlit sous sa vie austère. 19 Voici à la suite votre poème rédigé en alexandrins : Ô blêmissants sanglots ! Ô pluies de l’Empyrée ! Crépitez à ma vitre, en mon âme givrée… Mes pensées moissonnez, sans hésiter coupez Les ailes de mon cygne et le sacrifiez ! sa/cri/fi/ez/ il y a ici diérèse donc 4 syllabes prononcées. Par la mitraille de la grêle ensemencée Dans la terre, buvant votre eau givrée, glacée, S’est figé tout mon sang, et de l’aïeul, pareil, S’est ridé mon visage aux noces de vermeil. Mon cœur, comme l’Arctique est sculpté par le froid Je me sens terrassé par l’ennui et l’effroi, Lorsque mes sentiments se brisent comme verre Aux amours venimeux de l’horrible mégère. Micheline le samedi 11 février 2017, à 15:28 Bonjour Guillaume,
Je vois que vous avez repris votre texte. Il y a du mieux, mais le compte syllabique n'est pas toujours à 12, l'absolu chiffre impératif si vous écrivez en alexandrins. Par exemple au 2ème vers que je vous avais déjà posé, il comptait 12 syllabes, et vous rajoutez un "si" qui n'a pas lieu d'être puisqu'il rajoute une 13ème syllabe et de plus peu gracieuse.
Voilà comment il faut procéder, et il n'y a pas moyen de faire autrement, et la meilleure pratique est de compter sur vos doigts :
Cré/pi/tez sur/ ma/ vi/tre, en/ mon â/me /si/ gi/vrée. = 13 syllabes donc pas bon
Mais :
Cré/pi/tez sur/ ma/ vi/tre, en/ mon â/me / gi/vrée. = 12 syllabes ce qui est un compte bon.
Le vers suivant échappe à tout calcul :
Mon/ mo/ral/ est/ le/ pâ/le/ re/flet/ d'un/ cy/gne/ blé/ssé/ = 19 syllabes et non les 12 d'un alexandrin
Je vais en bout de chaque ver, sur votre texte, mettre le chiffre correspondant aux syllabes existantes, et vous constaterez qu'il faut encore trancher et aussi ne pas oublier de faire jouer l'alternance à la rime du masculin et du féminin :
O blêmissants sanglots, o pluie de l'empyrée 12
Crépitez sur ma vitre, en mon âme si givrée. 13
Mon moral est le pâle reflet d'un cygne bléssé 19
Avec ses deux grandes ailes violemment transpercées 19
Sous la mitraille atroce des grêlons argentés 18
Par la nature et sa sulfureuse cruauté. 18
Mon espoir est le sang morne d'un aïeul glacé. 18
Mon visage flétrit sous le fardeau des années. 18
Mon coeur est l'arctique sculptée par l"implacable froid 19
Je suis très térrassé par l'ennui et l'éffroi,
17
Avec mes sentiments qui se brisent comme du verre 19
A cause du grand amour venimeux des mégères. 18
.Et le poète saigne, pâlit sous sa vie austère. 19
Voici à la suite votre poème rédigé en alexandrins :
Ô blêmissants sanglots ! Ô pluies de l’Empyrée !
Crépitez à ma vitre, en mon âme givrée…
Mes pensées moissonnez, sans hésiter coupez
Les ailes de mon cygne et le sacrifiez !
sa/cri/fi/ez/ il y a ici diérèse donc 4 syllabes prononcées.
Par la mitraille de la grêle ensemencée
Dans la terre, buvant votre eau givrée, glacée,
S’est figé tout mon sang, et de l’aïeul, pareil,
S’est ridé mon visage aux noces de vermeil.
Mon cœur, comme l’Arctique est sculpté par le froid
Je me sens terrassé par l’ennui et l’effroi,
Lorsque mes sentiments se brisent comme verre
Aux amours venimeux de l’horrible mégère. Quand de l’Étoile il voit descendre la lueur,
Le doux poète pleure en sa pâle torpeur…
Voilà ce que j'ai pu vous écrire aujourd'hui. Si je me suis faite mal comprendre, alors, n'hésitez pas !
Bon week-end et amicalement,
Micheline. |
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Micheline 1940 le samedi 11 février 2017, à 15:36 Je ne sais ce qui s'est passé !
Le texte s'est doublé, et pourtant je n'avais écrit que la seconde partie en lettres non grasses !
Pardonnez-moi d'avoir occupé tant d'espace !
Amitiés,
Micheline. |
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guillaume le samedi 11 février 2017, à 21:20 Chère micheline, désolé je n'ai rien compris aux décomptes des syllabes, mon moral est le pâle reflet d'un cygne bléssé, j'en compte 14 syllabes et pas 19 syllabes, ou alors apprenez-moi à compter des syllabes s'il vous plaît, mais je vais continuer à écrire de la prose et des poèmes en libre, car le classique, ce n'est pas pour moi, c'est trop compliqué, désolé mais merci quand même micheline, amitiès. |
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Micheline 1940 le dimanche 12 février 2017, à 08:07 En effet, Guillaume, vous avez tout à fait raison, il y a bien 14 syllabes et non 19 !
Mon/ mo/ral/ est/ le/ pâ/le/ re/flet/ d'un/ cy/gne/ blé/ssé/ = 14
(cette faute fut commise en recopiant mon brouillon. Veuillez me pardonner cette erreur qui vous décourage et j'en fais contrition, alors que je voulais vous aider sincèrement à avancer. Mon effort dans ce sens s'est révélé néfaste dans l'entreprise que vous vous proposiez de réaliser : écrire de la Poésie. Croyez le, j'en suis tout à fait désolée ! mais toujours là pour vous aider si vous désirez continuer !)
Ne vous découragez pas si vite !
D'un autre côté, la prose bien écrite est aussi jolie qu'un beau poème !
Mille amitiés,
Micheline. |
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guillaume le mardi 14 février 2017, à 03:05 Chère micheline, merci beaucoup pour votre aide et de votre patience, j'ai corrigé à nouveau mon poème, il est composé uniquement d'alexandrins sauf érreur de ma part, vous m'en direz des nouvelles, merci encore micheline, amitiès |
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guillaume le mardi 14 février 2017, à 03:11 Micheline, je l'ai écrit à ma façon pour ne pas vous parodier ci-dessus, par grand respect pour vous, ou bien je le ferais avec votre autorisation micheline, bien à vous amitiès. |
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Micheline 1940 le mercredi 15 février 2017, à 05:14 Mais, bien entendu, vous pouvez garder le poème tel que, car il est de votre inspiration, et je n'ai fait que bien modestement vous guider !
Bonne journée, Guillaume, et à bientôt !
Micheline. |
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Micheline 1940 le mercredi 15 février 2017, à 05:18 Je préfère à la relecture : "Aux amours VÉNÉNEUX de l’horrible mégère"
Qu'en pensez-vous ? |
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guillaume le vendredi 17 février 2017, à 02:06 Chère micheline, avec toute ma déférence grâcieuse pour vous, je me devais de publier ce poème composé par vos propres vers, et par votre grand talent de poètesse, car il aurait été très irrespectueux de ma part, de m'approprier ce poème et ces vers qui ne sont pas de moi, donc j'ai trouvé cela normal de publier votre poème en respectant tous vos vers du début à la fin , et merci infiniment de votre aide prècieuse, de votre dévouement grâcieux pour m'éclairer sur la poèsie classique, mes amitiès Chère micheline. |
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aurorefloreale le mardi 14 mars 2017, à 18:20 Je peux que vous conseiller Guillaume, de ne pas vous couper les ailes à trop compter les vers, c'est le conseil que j'ai reçu moi-même d'un grand poète , car l'important est de toucher la sensibilité des autres et de parvenir à garder leur attention pour leur permettre de ne rien rater des messages que le poète communiquent, ce fut le cas des plus grands qui parfois se sont affirmés sans tenir compte de toutes les règles
astreignantes qu'impose la poésie classique, voilà ce que personnellement j'en pense et bien entendu , cela n'engage que moi!
aurorefloreale |
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guillaume le jeudi 16 mars 2017, à 00:23 pour aurore, oui vous avez raison, il ne faut point que je coupe mes ailes pour la création, peut-être que je parviendrais à écrire en classique un jour, mais c'est très dur, et ce n'est point mon objectif en priorité d'atteindre, je préfère écrire mes poèmes en libre, et ne point figer mes émotions dans les règles strictes de la poèsie classique, en écrivant en libre, j'ai beaucoup plus de libertés pour écrire, pour exprimer tout ce que je ressent émotionnellement et intensément, je trouve que mes émotions sont plus intenses et plus vraies, après je ne cherche pas à être le plus fort émotionnellement, ce n'est pas mon but, je ne cherche pas à faire de la compétition avec quiconque, mon but c'est d'écrire de belles choses sur la joie et sur la tristesse avec une certaine crédibilité, une sincérité à travers l'étendue de mon ressenti à un certain moment précis de ma vie, ou d'éssayer d'imaginer quel serait mon ressenti si j'étais un homme ou une femme qui souffrirait d'une quelconque injustice, et comment réagirais-je si j'étais cet homme ou cette femme dans telle ou telle situation plus ou moins dramatique à un moment précis de mon existence, merci beaucoup de ton gentil méssage aurore, amitiès. |
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