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(écrit le 20 décembre, en réponse à ton poème de la veille)
que sais tu
des signes qui jonchent
ce corps que tu couvres de vers
que sais tu des marques
qui le parcourent
et le racontent
à chaque rupture
une pierre
la toile tout d'abord
quand l'enfance a cédé sa place
pour retenir les rêves
qui brûlent dans l'aurore
puis la flèche, qui s'arque vers demain
géométrique tranchée
teintée de dédain
souhait d'apesanteur
le repère ensuite
que tu appelles promesse
une ancre
un pilier
3 sommets grandioses
équilibre imparfait
tu ignores qu'il avait été fait
pour être complété
il est resté intact.
un peu fané sans doute
comme la peau qui l'entoure.
et toi, soudain
rêves, voie, équilibre
balayés par un œil
nouvelle marche à franchir
mais rester sur le seuil
les transies, fut un temps
gardaient auprès d'elles
un mystérieux secret
l'œil de leur amant
le re-gard silencieux
un avant, un après
voilà ce qu'ils racontent
ces tatouages aperçus
ils perpetuent la trace
des espoirs perdus
des étapes franchies
des rêves révolus
mon corps boit l'encre
& mon âme s'y noit
ta presence chaque jour, gravée sur mon bras
loin des yeux près du coeur
au regard soumise
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