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Le bonheur au passé
Souvent se conjugue
L'œil mal ajusté
Le futur subjugue
Et c'est tout obnubilé
Par une promesse
Que le rêveur appliqué
Rate et se blesse
Le présent s'épanoui
Des tout petits rien
Bonheurs en catimini
Semés sur le chemin
Continuer de maudire
Le manque inamovible
Regarder sans applaudir
L'épisode possible
Aussi la vie se rêve
En mourant
Les nuits s'achèvent
Et pourtant
La rosée chaque matin,
Sueur offerte à la nuit
Témoignage incertain
Des efforts sans répit
Que le présent sème
Pour opposer au jour
La floraison des germes
Bonheurs sans atours
Le luxe du temps prit,
Sur l'agitation électrique
Respirer une envie
Sans perspective épique
Ne pas bousculer
L'équilibre imparfait
Se laisse tenter
Par le vide épais
Couvert de lys blanc
Le chemin obscur
Propose, évanescent
Un changement d'allure
Sans plus laisser
L'hypnotique perfection
Des sirènes emmurées
Susurrer leurs illusions
Les madones ont leur sanctuaire
Épouses des vainqueurs
Sous l'astre lunaire
Elles rêvent de toutes leurs peurs
Sans briller,
Les trésors discrets
Surprises égoïstes et colorées
Apportent un peu de paix
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