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Tu m'as conduite à l'écart
je ne retrouve plus le chemin
et je me tiens,
captive
dans la beauté de ton emprise
l'Autre fascinant
éclaboussant de ton verbe les matins pâles
où voguent tristesse et fatigue
deux faces
d'un même manteau
que je revêts
à contre-jour
demain, une aube de plus
une nuit encore
à te rêver
et ton image qui éclate
et s'étale dans l'obscurité
mes larmes pour refuge
puisque le silence est roi
plus un mot m'as-tu dit
je m'y résous
et la vie file entre mes doigts
mon corps qui crie
muselé dans des draps blancs
se débat
reprend son souffle
retombe encore un peu plus bas
la plaie béante que tu habites
et que tu creuses de ton prénom
alcôve secrète, alcôve maudite
est mon refuge,
et ma prison
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