JARDIN DE LUNE

 

Mes poèmes - Livre d'or - Liens - Moi

 

Les heures affamées

le mardi 17 janvier 2017, à 11:20. Posté par Philip de Berg


Ces heures affamées,
Qui nous faisaient,
Au bout des jours sans fin,
Convoiter d’impossibles rêves,
Passaient sur notre ciel,
Comme passent les chagrins,
Là où le cœur s’arrête.

Tu étais affamée,
De ces heures perdues,
Où les soupirs endorment
La caresse du soir,
Le vent qui vient du Sud
Avait cessé de vivre,
Là où le cœur s’entête.

Mes heures affamées,
Comme un cher souvenir
Qui restait à écrire,
Plus froides qu’un tombeau,
Glaçaient mon corps meurtri.
Le vent du Nord,
Sans âme et sans lumière,
Consumait mon regard
Là où le cœur s’inquiète.

Nos heures affamées,
Ont trouvé leur festin,
Dans le berceau sacré
D’une tendre innocence.
Et l’aurore éternelle
Sous sa trame sacrée,
A levé le mystère.
Le sentier s’illumine
Au creux des cœurs honnêtes.
.............................................................
Nos heures affamées,
Ont trouvé leur destin....

Illustration : photo Philip (levé du jour à Myrtle Beach, USA)
Illustration musicale : "The low spark of high-heeled boys - Traffic"
https://www.youtube.com/watch?v=rEZH0t5Yozw


<< Retour aux poèmes

 

commentaires ( 13 ) (Ajouter un commentaire)
Marcek le mardi 17 janvier 2017, à 11:40
Bonjour Philip ! C'est avec plaisir que je retrouve ta plume toujours aussi impeccable et inspirée par une "vraie" poésie ! Je reviens parmi vous après une longue absence , j'ai beaucoup de choses à découvrir ! Gros bisous et surtout pour toi, une année 2017 fertile en joies et en inspiration !

Philip (Jardin de Lune) le mardi 17 janvier 2017, à 11:48
Cher Marcek, quel bonheur de te voir revenue sur notre cher site. Juste avant mon impatience de poster ce poème (dont j'ai fait le choix qu'il soit écrit en libre).
Dans l'impatience, je n'avais pas manqué de remarquer dans la liste des nouveau poèmes du jour, ton nom apparaître. Eh oui, cela fait si longtemps !
Alors bon retour ! Une belle joie que tu feras aux anciens, mais aussi aux nouveaux qui ne te connaissent pas.
Merci pour le compliment, car c'est un poème vraiment écrit très rapidement. Mais avec - merci de le souligner - le sens des mots qui chantent, tel que je conçois la poésie. Je vais vite me transporté sur ton poème de retour.
Plein d'inspiration et de bonnes choses pour toi, pour cette nouvelle année.
Avec toute mon amitié, Marcek. Philip
(www.mespoemes.net/philipchevalier)

Oscar O. le mardi 17 janvier 2017, à 16:14
Bonjour Philip,
Merci de nous replonger dans les années 70 avec "la petite étincelle des garçons aux hauts talons".
J'aime "Le sentier s’illumine
Au creux des cœurs honnêtes. "
Au plaisir de te lire.
Amicalement
http://www.mespoemes.net/oscaro/

jekarev le mardi 17 janvier 2017, à 17:18
Bonjour Philip,
Nos heures sont affamées, comme des ogres affamés par la vie. Eux qui ont du mal, jeunes, à percer le voile tissé par le temps, alors qu’ils le voudraient tant, c’est Toi, c'est Nous…Tes mots tendres, écris en vraie poésie, nous permettent de le comprendre dans un bruissement sans chimère !
Amitiés

Jérôme


guillaume le mardi 17 janvier 2017, à 18:12
bonjour cher ami philip, j'adore ce poème, et j'adore plus ce passage : mes heures affamées comme un cher souvenir qui restait à écrire ,plus froides qu'un tombeau glaçait mon coeur meurtri, etc...ce passage est super, je trouve que ces noirceurs ressemblent à celles de mes poèmes rires....qu'en penses-tu philip? sinon pour les noirceurs, je suis un spécialiste rires....merci pour ce beau partage, amitiès. http://www mes poèmes.net/funky571/

Philip (Jardin de Lune) le mardi 17 janvier 2017, à 18:25
Intéressantes, les approches interprétatives différentes des amis Oscar et Jérome. Mais le poème est totalement métaphorique, malgré une progression de quatrains en quatrains.

Pour OSCAR :
Ah, tu as vu une référence aux années 70 ? Peut-être un idéalisme qui transparait dans mes vers.
Par contre, bien vu, "Le sentier s’illumine, au creux des cœurs honnêtes" sont bien les vers les plus importants. Et conclusifs, associés aux deux derniers orphelin "Nos heures affamées, ont trouvé leur destin".
Merci d'avoir aimé ce poème. Amitiés. Philip

Pour JEROME :
Oui, "percer le voile tissé par le temps", c'est cela aussi. Comprendre : comprendre la vie, nos actes, ces trames qui s'entrecroisent et que l'on appelle Destin. Insaisissable.....ou prévisible. Difficile d'en évaluer la part.
Des mots tendres, bien sûr, tu l'as deviné. Comprendre "sans chimères" c'est se projeter sur un probable, vouloir un certain. Sans illusion. Se dire qu'enfin, l'on ne rêve pas. Un chemin fait d'espoir et de craintes mêlées.
Amitiés, Jérôme et merci à toi aussi d'avoir apprécié mes vers. Philip
(www.mespoemes.net/philipchevalier)

domidom le mardi 17 janvier 2017, à 22:34
Rapidement ou pas, tout ce que tu écris est toujours un régal, tu as l'art et la manière de savoir nuancer tes mots et te lire demeure toujours un instant de grand bonheur...
Bisous, Domie

shine le mercredi 18 janvier 2017, à 06:58
*nos heures affamées ont trouvées leurs destin*
Tu ne pouvais pas si bien le dire petit frère ,et le rêve qui devient réalité....enfin,nos âmes peuvent se reposées et s'assuraient,les vents du sud et du nord,une fois réunis dans un même point ,s'appaisent .
Comme toujours" jardin de lune" tu nous emporte avec toi dans de si beau endroit pleins de rêverie ou tous se realise .
Bravo,et merci pour ce partage
Ta soeur shana

Philip (Jardin de Lune) le mercredi 18 janvier 2017, à 10:30
Pour DOMIE :
Merci Domie, c'est trop gentil. Dire que je l'avais écrit rapidement, n'est pas de la vantardise de ma part, c'était juste pour souligner qu'en libre, on passe 10 fois moins de temps qu'à faire des alexandrins, avec rimes, même en néo. Mais je sais que tu ne pensais nullement ça de moi ! Oui, les nuances dans les mots c'est important. C'est comme ça que j'exprime le mieux ma délicatesse. Belle journée à toi, Domie. Gros bisous. Philip

Pour SHANA :
Petite soeur adorée, bien sûr tu as appris à décoder mon écriture, hhhhh !
Le repos de l'âme et du coeur, c'est une récompense, n'est-ce pas ? Comme tu le dis, en un point symbolique, où le nord vient au sud ou l'inverse. Over the rainbow, over the hills, dirons-nous.
Tout se réalise ? Oh, tu le sais bien, moi, je ne réalise rien. Simplement cette générosité de coeur à laquelle je tiens, malgré toutes mes nombreuses faiblesses et mes nombreux défauts humains, n'a d'autre ambition que de n'être qu'une toute petite lumière, un petit grain de poivre. Prends soin de toi, ma petite soeur. Blessing anytime and everywhere. Philip.
(www.mespoemes.net/philipchevalier)

Ivy le vendredi 20 janvier 2017, à 11:23
Hello Philip,
Il est des heures affamées et également les heures assoiffées..
Soif de mots, soif de tendresse et j'en passe. Mais il faut continuer à 'convoiter l'impossible rêves, ou du moins continuer de rêver. " Dream the impossible dream"
Bisous

Philip (Jardin de Lune) le vendredi 20 janvier 2017, à 12:02
Hello, Ivy.
Oui, je préfère d'ailleurs le mot soif, plus spirituel même (dire par exemple : j'ai soif de connaissance). Car si la faim est un besoin, le mot soif est plus "vital" dans son sens.
Convoiter l'impossible rêve. Justement c'est un peu une démonstration que Shana (Shine) faisons un peu pour tous ceux qui ont des doutes sur l'amitié et la fraternité. Ca existe.
D'ailleurs je connais une certaine Ivy depuis 2011 avec qui bien sûr je suis fâché dès le premier jour et avec qui je ne parle plus (rire !). Eh oui, dans notre petite vie terrestre, il faut préserver tout ce qui est bien. Ceux qui n'y croient pas/plus il faut en effet leur dire : "continuez de rêver". And sometimes the dreams will come true !
Kissous et bon weak-end qui s'annonce.
Philip.
(www.mespoemes.net/philipchevalier)

Micheline 1940 le lundi 23 janvier 2017, à 03:24
Vos heures affamées sont tout à fait
au diapason de mes ressentis, bien cher Philip, et leur évocation laisse passer un long frisson glacé sur l'âme et le coeur, avec le regret d'un vécu qui jamais ne reviendra mais peut-être d'un futur qui s'illuminera enfin ! Que Dieu vous entende ami, pour le bonheur de tous !
J'ai adoré votre digression qui me fut une secousse révélatrice. Mes amitiés pour vous Philip, et merci, merci pour cet intense moment de grande qualité de lecture.
Micheline.

Philip (Jardin de Lune le lundi 23 janvier 2017, à 07:29
Pour MICHELINE :
Merci infiniment pour votre fidélité à me lire et à continuer d'aimer ma poésie. Il y a dans ce poème, en effet, ces mêmes messages d'espoir dont je vous parle souvent en commentant vos poèmes. "Secousse révélatrice" ? Eh bien tant mieux. La poésie est une forme de langage - presque d'ordre psychologique, parfois - qui nous interpelle. Je suis heureux de ce que vous tirez de mes humbles mots. Avec tout mon amitié. Philip.
(www.mespoemes.net/philipchevalier)

Ajouter un commentaire à ce poème en tant que :

Vous devez être connecté sur Mespoemes.net pour poster un commentaire.

 

 

Mes poèmes - Livre d'or - Liens - Moi

 

Hébergé gracieusement par MesPoemes.net - Créer un site internet